11 juillet 2016

INTRODUCTION

Maître Philippe de Lyon, qui n'a jamais été appelé "Maître" par ses disciples, cette appellation n’étant apparue qu'après sa mort et par les gloires de l'histoire, était un thaumaturge et mystique français né aux abords de la seconde moitié du 19e siècle et décédé au tout début du 20e siècle (1849-1905). Il opéra un nombre très important de guérisons, plusieurs milliers, ne pouvant s'expliquer par un simple effet de suggestion sur les personnes l’ayant consulté, et qui, dans de nombreux cas, n'avaient plus d’autres recours que de se tourner vers cet homme, la médecine impuissante, faute de les guérir, les ayant abandonnés. Consultation gratuite pour les plus pauvres, rétribution symbolique pour les autres, Maître Philippe n'ayant jamais fait commerce de ses dons, les sommes perçues étaient redistribuées le jour même aux plus nécessiteux du quartier de Lyon où il exerçait. Il existe des témoignages parfois poignants et explicites quant à réalité des résultats exceptionnels qu’obtenait à l’évidence Maître Philippe sur toutes sortes de maladies et infirmités, parfois même les plus graves. Certains de ces témoignages servirent d’ailleurs d’attestation de guérison et produits devant notaire afin de servir de pièces à décharge lorsque le Maître fut accusé d’exercice illégal de la médecine.

Mais Maître Philippe n’était pas seulement un guérisseur hors du commun, ce fut aussi un enseignant spirituel qui eut parmi ses disciples quelques personnalités célèbres du milieu occultiste de l’époque. Parmi ceux-ci, nous pouvons citer Papus (docteur Gérard Encausse) et Sédir (Yvon Le Loup). Papus et Sédir, lorsqu’ils rencontrèrent Maître Philippe, prirent un certain recul, quand ils n’abandonnèrent pas toute affiliation avec les cercles occultistes auxquels ils appartenaient, (Papus est l'inventeur du Martinisme, Sédir évolua dans la sphère Rose+Croix) pour suivre le Maître dont l'enseignement peut être supposé comme un christianisme des origines.

L’un des particularismes de son enseignement, dont la figure du Christ est omniprésente, est qu’il admettait et considérait la réincarnation comme le moteur de l'évolution spirituel. À ce sujet, Maître Philippe précisait : "Rien ne se dénoue au ciel, tout se noue et se dénoue sur Terre". Avec les années, sa notoriété grandissante, celle-ci dépassa les frontières ce qui l’amènera  à rencontrer quelques grands de son époque à travers le monde.  Ainsi, le Bey de Tunis, ou encore le Tsar Nicolas II. Pour ce dernier, et parce que les deux hommes devinrent  proches, le gouvernement français soupçonna un temps Maître Philippe d’espionnage et le mis sous étroite surveillance policière. L’anecdote amusante de cette surveillance, est que les rapports de police résultants de celle-ci, feront également état des guérisons exceptionnelles et inexpliquées d’un point de vue médicale obtenues par le Maître, dans un langage tout à fait administratif, venant ainsi corroborer avec l’avantage de l’impartialité, le caractère unique,  tant du personnage, que de son pouvoir de soigner. Maître Philippe est inhumé au cimetière de Loyasse à Lyon, sa tombe est l’une des plus fleurie.

Pour clore cette introduction sur Maître Philippe, je vous propose de visionner cet extrait du film de Bernard Bonnamour, réalisé pour célébrer le centenaire de sa mort.

F.C.